colloque.jpgTable ronde

Dans le cadre de la « Journée Communauté française Wallonie-Bruxelles », une table ronde a été organisée à l’initiative de Marc Bossaert et du réalisateur Frédéric Sojcher. Autour de Pierre Dherte, chef d’orchestre de l’évènement, s’étaient réunies une trentaine de personnes du métier. Acteurs, réalisateurs, metteurs en scène, tous sont venus partager leurs expériences de plateau ou de scène mais aussi discuter de l’ouvrage de Frédéric Sojcher « La direction d’acteur, carnation, incarnation ».

Sojcher propose des pistes comme celle disant que « La direction d’acteur est une question de choix », ce choix étant emmené par l’amour de l’acteur et le désir du réalisateur. Tout au long de la discussion, ces notions seront parfois contestées mais surtout approuvées, notamment par Pierre Laroche pour qui « c’est ce qu’il y a de plus merveilleux ». Pour Jérémie Renier, « C’est un échange plus qu’une direction ». Il nous raconte qu’il faut avant tout privilégier la relation qui s’installe entre réalisateurs et acteurs. « On est parfois réticent et puis, on s’étonne. ». Se laisser emmener, se dépasser, mais aussi s’exprimer, autant de choses chères aux acteurs.

Pour Jean-Pierre Comart, « le réalisateur doit être un guide et non un despote ». Il ajoutera d’ailleurs à ce propos que : « Parfois, on nous file des rôles comme on nous passe des menottes ». Chez les réalisateurs semble sévir un paradoxe que nous explique Harry Cleven : « Je suis très directif, mais j’aime qu’on me désobéisse », ce à quoi rajoutera plus tard l’acteur Fabrizio Rongione : « le directeur est un père et nous restons ses enfants mais cela ne veut pas dire qu’on ne peut le contester ». Et à lui de conclure l’exercice difficile que lance Pierre Dherte sur la définition d’un bon comédien : « un bon acteur, c’est une rencontre entre lui, une histoire et un réalisateur ».

Bien heureux sont donc les spectateurs de ce Festival qui auront l’occasion d’en rencontrer un grand nombre.

L.F.